Un récit en images

6 juin 1944. Une journée à Omaha Beach.

De la traversée de la Manche aux combats à terre : une chronologie d’Omaha Beach à partir des cartes, photographies et témoignages réunis par Yves Cordelle.

12 étapes3:12

Lire le récit en texte
Un convoi de péniches et de navires sur une mer agitée.
Convoi de LCT, présenté dans le dossier sur la traversée. Photographie de contexte ; date et heure exactes non indiquées dans le fonds.

Avant l’aube

La traversée

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les convois alliés approchent de la côte normande. Au large d’Omaha, les hommes quittent les transports pour de petites péniches. La mer agitée, le froid et le mal de mer éprouvent les soldats avant même qu’ils atteignent la plage.

Retrouver le dossier

Ce récit de synthèse accompagne les archives. Les légendes distinguent les images du 6 juin des documents de contexte et signalent les dates incertaines. Chaque étape renvoie au dossier qui permet de retrouver le document.

Lire le récit en texte

Le récit, les images et leurs sources

Retrouvez les douze étapes à votre rythme. Les textes sont une synthèse contemporaine ; les récits des témoins et les légendes d’origine restent consultables dans les dossiers liés.

  1. 01Avant l’aube

    La traversée

    Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les convois alliés approchent de la côte normande. Au large d’Omaha, les hommes quittent les transports pour de petites péniches. La mer agitée, le froid et le mal de mer éprouvent les soldats avant même qu’ils atteignent la plage.

    Document présenté. Convoi de LCT, présenté dans le dossier sur la traversée. Photographie de contexte ; date et heure exactes non indiquées dans le fonds.

    La Traversée de la Manche
  2. 02À l’aube

    Les défenses restent en place

    Des navires et des avions bombardent les défenses côtières avant l’assaut. À Omaha, cette préparation laisse de nombreuses positions allemandes capables de tirer. Une partie des bombes tombe en arrière de la plage. Les troupes qui approchent ne savent pas encore dans quel état elles trouveront les défenses.

    Document présenté. Le destroyer USS Thompson, présenté dans le dossier des bombardements navals. Photographie de contexte ; date et heure exactes non précisées dans le fonds.

    Les bombardements navals préparatoires à Vierville
  3. 03Vers 6 h 30

    Les premières vagues

    Les premières vagues d’infanterie américaines abordent Omaha vers 6 h 30. Les soldats des 1re et 29e divisions débarquent sur plusieurs secteurs. Devant Vierville, les péniches britanniques transportent notamment la compagnie A du 116e régiment. Les positions allemandes ouvrent le feu sur les hommes et les embarcations.

    Document présenté. Des LCA approchent de Vierville. Le fonds les identifie comme des péniches de la première vague conduites par Jimmy Green, le 6 juin 1944 ; cette image précède l’arrivée à terre.

    Temoignage du Lt Green
  4. 04Les premières heures

    Sur la plage, des groupes isolés

    Le courant disperse des péniches. Certaines unités arrivent loin de leur objectif, privées d’une partie de leurs hommes et de leur matériel. Sur la plage, les survivants cherchent un abri derrière les obstacles et le talus de galets. Les blessés s’accumulent ; les communications et les mouvements deviennent difficiles.

    Document présenté. Un LCVP vient de se vider ; un char est visible sur la plage. Cliché présenté dans le dossier de la deuxième vague ; heure non précisée dans le fonds.

    La seconde vague d'assaut de l'infanterie
  5. 05Dans la matinée

    Ouvrir des passages

    Les sapeurs et les équipes de démolition tentent de dégager les obstacles, de franchir les réseaux de barbelés et d’ouvrir des accès. Les pertes d’hommes et de matériel compliquent leur travail. La marée monte. Il faut aussi débarquer les véhicules et les approvisionnements nécessaires aux troupes déjà à terre.

    Document présenté. Un LCT décharge devant Saint-Laurent. À la côte, on aperçoit le LCI 92, à la limite des secteurs Dog White et Dog Red. Photographie de contexte ; l’heure de prise de vue n’est pas précisée dans le fonds.

    L'assaut par les falaises, la capture du bourg de Vierville et la fin de la défense côtière allemande entre 7h30 et 13h00
  6. 06Toute la journée

    Secourir les blessés

    Au milieu des combats, les personnels de santé et leurs camarades portent secours aux blessés. Les premiers soins sont donnés dans des conditions précaires. L’évacuation vers la mer reste difficile. Les archives rappellent aussi les souffrances des habitants : la journée ne se résume ni aux mouvements d’unités ni aux objectifs militaires.

    Document présenté. Un soignant auprès d’un blessé, dans le dossier consacré au 6 juin à Vierville. Photographie de contexte ; date et heure exactes non indiquées.

    L'après-midi et le soir du 6 juin à Vierville Bilan de la journée
  7. 07Au fil de la matinée

    Quitter la plage

    Par petits groupes, des soldats franchissent les pentes entre les sorties de plage, souvent encore défendues. Les progressions sont inégales et les unités mêlées. À l’ouest, des hommes atteignent Vierville ; ailleurs, les combats se poursuivent vers Saint-Laurent et Colleville. La maîtrise de la plage ne signifie pas encore celle de l’intérieur.

    Document présenté. Schéma des progressions du matin dans le secteur de Vierville, réunies dans le fonds. Reconstitution documentaire, et non photographie prise pendant les combats.

    L'assaut par les falaises, la capture du bourg de Vierville et la fin de la défense côtière allemande entre 7h30 et 13h00
  8. 08Vers midi

    Une plage encombrée

    À la mi-journée, des troupes ont pénétré à l’intérieur, mais les accès pour les véhicules restent limités. Sur le rivage se mêlent embarcations, chars, matériel et blessés. Les tirs continuent. Le travail des sapeurs et l’appui des navires doivent permettre d’élargir les passages et de soutenir les groupes avancés.

    Document présenté. La limite des secteurs Dog White et Dog Red vue d’avion. Le fonds situe ce photogramme vers 12 h 30 le 6 juin 1944.

    L'assaut par les falaises, la capture du bourg de Vierville et la fin de la défense côtière allemande entre 7h30 et 13h00
  9. 09Dans les villages

    La guerre dans les maisons

    Pour les habitants, le 6 juin est fait d’attente, de peur et de déplacements entre maisons et abris. Les bombardements endommagent les villages. Les souvenirs de Michel Hardelay et d’autres témoins de Vierville racontent l’arrivée des soldats et une vie quotidienne bouleversée. Ces récits sont des expériences situées, qu’il faut rapprocher les unes des autres.

    Document présenté. Michel Hardelay, portrait de 1939. Document antérieur au Débarquement, utilisé ici pour accompagner son témoignage.

    Memoires de michel Hardelay, libération de Vierville
  10. 10Dans l’après-midi

    Débarquer et tenir

    Les renforts et les approvisionnements continuent d’arriver, avec des retards et des pertes. L’organisation de la plage commence alors que les combats restent proches. À Vierville comme autour de Saint-Laurent et de Colleville, les positions américaines sont encore peu profondes. Plusieurs objectifs prévus pour cette première journée ne sont pas atteints.

    Document présenté. Selon la légende du fonds, le LCT 207 aborde à 16 h, à la limite de Dog Red et d’Easy Green, pour débarquer quatre canons automoteurs du 58e bataillon d’artillerie de campagne blindée. Au-delà, on aperçoit le LCI 92 échoué sur les galets de Dog White, des chars DD du 743e bataillon de chars et les villas de Vierville.

    L'après-midi et le soir du 6 juin à Vierville Bilan de la journée
  11. 11Au soir du 6 juin

    Une vie fragile

    Au soir du 6 juin, les Américains tiennent une bande de terrain encore fragile. La journée a laissé de nombreux morts, blessés et disparus. Les survivants cherchent leurs unités et se préparent à une nouvelle nuit. Le débarquement n’a mis fin ni aux combats, ni aux dangers pour les habitants.

    Document présenté. Épaves de péniches sur la plage après les combats. Date précise de cette photographie non indiquée dans le fonds : elle illustre les conséquences, pas un instant attesté du soir du 6 juin.

    L'après-midi et le soir du 6 juin à Vierville Bilan de la journée
  12. 12Une mémoire à transmettre

    Conserver les traces

    Yves Cordelle a réuni cartes, photographies et témoignages pour comprendre cette journée au plus près des lieux et des personnes. Son site, créé en 2006, permet de revenir aux documents et à leurs sources. Transmettre ce fonds, c’est conserver une mémoire humaine de la guerre et prendre soin de la paix.

    Document présenté. Yves Cordelle sur la plage d’Omaha. Photographie contemporaine, distincte des archives de 1944. Photo © Yohann Cordelle

    Yves Cordelle et le fonds

Pour situer les événements

La chronologie s’appuie sur les dossiers du fonds et sur les références historiques suivantes.

Parcourir les documents du fonds Comprendre les termes du Débarquement
Accès rapide au fonds

Rechercher un document

Recherchez dans les titres et les textes des documents.

Tous les résultats →

Échap pour fermer · La recherche complète reste accessible sans JavaScript.

Le fonds documentaire
Document agrandi